King Hu

  • Le cinéma de King Hu (胡金銓 en chinois, Hú Jīnquán)


Pour en savoir davantage sur King HU et son oeuvre, visitez les sites suivants : 

La page Wikipédia qui lui est consacrée :ici

Le site du ciné-club de Caen :ici

Un entretien avec Charles TESSON qui nous présente 5 films de King Hu :

Et une émission de France Culture, King Hu, l'apesanteur et la grâce, ici

 

A touch of zen, 1971

(titre chinois : 俠女 ; pinyin : xiá nǚ qui signifie littéralement "la femme chevalier" ou "l'héroïne")

J'adore l'atmosphère de ce film ! Rien n'est laissé au hasard, chaque élément du décor, telle pierre, tel arbre, prend une signification particulière, comme dans la peinture classique. Les personnages sont fabuleux et merveilleusement bien interprêtés. Nous retrouvons des références à la littérature et la philosohie chinoises classiques, notamment quelques préceptes stratégiques dispensés par le personnage du jeune lettré Ku Sheng-chai. Puis ces situations d'apaisement, îlots de paix et d'amour dans un monde tourmenté, la calme dans le tumulte pour parler comme Zhuang Zi, qui sont amenées par la liaison unissant les deux protagonistes principaux ou par les moines bouddistes chan (zen en japonais). Et enfin du wushu bien sûr ! Nous pouvons découvrir quelques héros hommes et femmes -  maîtrisant parfaitement les arts martiaux et dotés de pouvoirs surpuissants. Les combats sont essentiellement de l'escrime, le film entre dans la catégorie des fameux 武侠片 wǔ xiá piān, les films de capes et d'épée à la chinoise.

Lien vers la page wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/A_Touch_of_Zen

L'histoire: Une petite bourgade à la frontière entre la Chine et la Mongolie, à l'époque de la dynastie Ming. Ku, un jeune lettré, vit seul avec sa mère près d'une citadelle en ruine, que l'on dit hantée. Alerté par des bruits suspects, Ku fait la connaissance de la belle et mystérieuse Yang Hui-Chen. Fille d'un général assassiné par le gouvernement, Yang a trouvé refuge dans un monastère, où les moines lui ont appris à combattre. Mais la police politique est toujours à sa poursuite et l'un de ses membres rend visite à Ku.

Réflexion sur le pouvoir et la vanité, spectacle épique d'une incroyable splendeur formelle, cette fresque prend le temps de la contemplation entre deux scènes de combat fulgurantes, le tout saupoudré d'une touche de surnaturel. Féru d'art, de littérature et d'opéra chinois (et par ailleurs ancien élève de l'Opéra de Pékin), le cinéaste King Hu fut le premier à donner une dimension esthétique et poétique à des séquences de combat. Pour A touch of zen, son projet le plus personnel (dont le tournage dura quatre ans), King Hu fit appel à l'une de ses actrices de prédilection, la sublime Hsu Feng, d'une beauté et d'une grâce qui irradient l'écran. King Hu œuvra ainsi à la féminisation du genre, mettant au premier plan des héroïnes expertes en arts martiaux. Aujourd'hui célébré comme un maître par des réalisateurs comme Tsui Hark ou Ang Lee - qui lui rend un hommage direct avec Tigre et dragon -, King Hu est un cinéaste à redécouvrir. (ARTE TV)

A noter que Xu Feng, l'actrice principale du film, a poursuivie sa carrière en tant que productrice. A ce titre, on lui doit Adieu ma concubine.

 

 

 

 

L'hirondelle d'or

(titre anglais : Come drink with me - titre chinois : 大醉俠 dà zùi xiā) film hong-kongais réalisé par King Hu, 1966.

En pleine campagne, deux chariots supposés transporter des criminels notoires sont arrêtés par une bande de brigands. Mais à l'intérieur, les prisonniers ne sont qu'un leurre, le véritable criminel ayant été transporté suivant un autre itinéraire. Furieux, ils prennent en otage le chef d'escorte et envoient au magistrat une lettre indiquant que, s'il ne libérait pas le leader de leur bande d'ici cinq jours, ils exécuteraient l'otage. Ce qu'ils ignorent, c'est que l'homme qu'ils retiennent n'est autre que le fils du magistrat.
Sa soeur, combattante redoutable surnommée l'Hirondelle d'Or, se lance à sa recherche, déguisée en homme.

Le personnage principale est interpreté par l'actrice Cheng PeiPei, le rôle du poète ivrogne qui aide l'héroïne est joué par Yueh Hua.

 

 

 

 

 

Raining in the mountain

(空山灵雨, Kong shan ling yu : Pluie de lumière sur la montagne vide) 1973

Là encore, une atmosphère sublime, passionante et reposante à la fois.

Dans la Chine de la dynastie Ming, le Supérieur du monastère bouddhique de San Pao (Trois Joyaux) doit se choisir un successeur. Parmi les hauts dignitaires invités pour l’assister dans cette lourde tâche, certains convoitent ardemment le parchemin inestimable abrité par le Temple : les soutras du Mahayana écrits par Xuan Zang. Mensonges, trahisons, tentatives de vols et meurtres accompagnent les cérémonies d’intronisation. Mais au final seul la voie du Bouddha prévaudra.

 

 

 

 

 

 

L'auberge du printemps

(迎春阁之风波,, Ying chun ge zhi Fengbo - titre anglais : The Fate of Lee Khan)

Ce film est disponible en DVD en version française. Il s'agit du troisème volet de ce qu'on appelle "le cycle des auberges", séries de films réalisés par King Hu, commencé par L'hirondelle d'or et suivi de Dragon gate Inn. En effet, l'intrigue se passe essentiellement dans une auberge, composant ainsi une sorte de huis-clos.

Une nouvelle fois, les héros sont des rebelles en lutte contre le pouvoir despotique. Ici, il ne s'agit plus de la dynastie Ming - comme dans A touch of zen, mais de la dynastie mongole des Yuan.

L'un des meneurs de la révolte - "le patriote" -  se cache dans une auberge. Mais Lee Khan, un général mongol, a vent d'un plan de bataille élaboré par "le patriote". Il se rend donc dans cette auberge, accompagnée de sa soeur, bien décidé à enrailler la rébellion.

Mais l'aubergiste vient d'embaucher come serveuses 4 combattantes redoutables, acquises à la cause révolutionaire...

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Les fils de la terre

Longtemps resté invisible contrairement à la majorité de la filmographie de son réalisateur, il s'agit du second film officiel du cinéaste dans lequel il interprète également avec panache le rôle-clé d'un officier incorruptible de la résistance chinoise.

Comme L'hirondelle d'or, ce film a été produit par la Shaw Brothers (voir la page consacrée à cette maison de production sur ce site).

Pour l'heure, pas de DVD mais la possibilité de télécharger légalement ce film sur filmotv.fr

 

En 1937, dans la province chinoise de Wen Cheng, deux peintres Ju Rui (Peter Chen) et Lao San (Lee Kwan), croisent par hasard une jeune femme apeurée, He Hua (Betty Loh Ti). Récemment vendue à un hôtel de passe, cette dernière cherche à faire faux bond à ses nouveaux employeurs. Pour la protéger, Ju Rui décide de faire passer He Hua pour sa femme lorsque la police locale vient les contrôler. Peu à peu, la relation du couple devient vraiment sérieuse, mais leur bonheur est de courte durée car les envahisseurs japonais débarquent en ville…

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